Harmonie Concordia Pfulgriesheim
© Dernière mise à jour : novembre 2017
Le “Chef” - Animateur - Webmaster, Richard ROTH :
MOT DU DIRECTEUR : Tout le monde donnant son avis, je ne voudrais pas être en reste. D’autant que, faisant partie de l’Harmonie depuis déjà 44 ans, j’ai toujours été plongé dans cette grande famille qu’est la Concordia. En effet, j’ai commencé la trompette à 14 ans, après quelques années de résistance durant lesquelles mon père Emile avait essayé par tous les moyens de me faire jouer d’un instrument ... un comble pour le chef de musique. Il a finalement réussi, contre toute espérance, à provoquer LE déclic, si bien que je suis passé de 0 à 100 en un temps record, tellement je suis devenu accroc à ce bel art ! J’ai fait mes premiers pas de direction à la fin des années 70 pour remplacer mon père, absent pour raisons de santé, et après avoir été directeur adjoint pendant 25 ans, j’ai finalement accepté d’assumer ce poste en 2003. Le poste de Directeur d’un ensemble musical amateur tel qu’une Harmonie, demande de nos jours de plus en plus d’exigences et de contraintes. Pourquoi ? Le nombre d’harmonies diminue d’année en année, des regroupements ont lieu parfois, mais souvent, c’est la cessation pure et simple. Le niveau des jeunes musiciens amateurs qui jouent d’un instrument à vent progresse, puisque leur formation est de plus en plus pointue. Malheureusement, de moins en moins d’ entre-eux vont au bout de leur formation, ou ne rejoignent pas les rangs de nos formations musicales. Etudes, diversification des loisirs, manque d’engagement et de motivation, les raisons sont diverses. Dans ce contexte, quel est l’avenir de nos musiques de villages ? Eh bien, c’est à nous d’essayer d’inverser la tendance, qui prétend que les jeunes n’aiment pas ci ou pas ça. Ont-ils seulement goûté ? C’est là qu’on peut comparer les goûts musicaux à la gastronomie, opposer la Houmpapa au BoumBoum et les légumes au hamburger ! Qui a dit que la musique d’harmonie était ringarde ? En tout cas, elle n’a jamais crée de surdités, comme certaines autres «musiques décibellisées», mais au contraire, ouvre nos jeunes à une certaine sensibilité artistique, surtout qu’elle se pratique collectivement, et non avec des oreillettes, chacun dans son coin. Ceci dit, vous, parents, avez une part de responsabilité dans ce contexte : c’est à vous de «recadrer» les choix que font vos enfants en matière de loisirs et activités. Il s’agit de les responsabiliser et non pas les laisser «papillonner» librement. Envie ou pas envie, une fois qu’on a choisi, faut y aller, Sinon, c’est trop facile ! C’est d’ailleurs le point crucial : la facilité l’emporte trop souvent devant l’engagement et les contraintes. Le problème se retrouve d’ailleurs chez de plus en plus d’adultes qui ne veulent plus s’engager et qui donnent ainsi le mauvais exemple. Pourtant, pour avancer, une association doit pouvoir compter sur ses membres. Richard ROTH